Le couple « romantic trip » #2

Après cette soirée romantique d’un nouveau genre, chaque “mélange” de couple s’organise à sa façon. Je retrouve l’homme dans un joli bar. Quand je pars pour le rejoindre, je demande à E. son estimation du temps pour rejoindre ce lieu. Il me répond un brin vexé “mais vous allez dans ce bar ? On avait dit qu’on irait ensemble !?”. Je me sens alors gênée de me rendre dans ce lieu sans lui. Je me confonds en excuse. 

Il est l’heure de partir. J’ai enfilé ma robe bleu-roi, celle avec laquelle il faut que je fasse attention à mes positions et aux coups de vent. Un foulard dans les cheveux pour contraster avec le sérieux de cette robe, des sandales, mon sac et c’est parti !

Il fait chaud et beau. On s’embrasse en se retrouvant. La discussion s’engage rapidement sur ses craintes par rapport à certains points du libertinage voire des relations sexuelles. Dans les grandes lignes, je comprends qu’il a besoin d’être en confiance pour bander et que la capote c’est vraiment compliqué pour lui. J’essaie d’être rassurante et il y a de toutes façons tellement d’autres façons de s’amuser sensuellement quand la mécanique pose des difficultés.

Parfois, certains traits et expressions de son visage ne m’attirent pas puis d’autres fois, je le trouve touchant. Il est bourré d’une énergie positive, il est rêveur avec plein de candeur. Il m’explique rechercher une relation quasi romantique, qu’il est également fou amoureux de sa femme. Elle le complète et le rend meilleur. Il est rafraîchissant de boire un verre avec lui sous ce soleil plombant.

On discute longuement, la nuit tombe. On s’embrasse sous les quelques étoiles de Paris. On se quitte pour se retrouver dans la semaine, à quatre.

Après quelques hésitations, on se retrouve finalement à aller tous ensemble dans le même bar. Comme ça E. est content de découvrir l’endroit et peut également se plaindre gentiment de mon absence de tact pour avoir osé aller découvrir cet endroit sans lui.

Le bar est nettement plus animé ce soir-là. Nous nous sentons entourés de très jeunes cadres dynamiques voire d’étudiants un peu friqués. Les filles sont apprêtées et branchées. Mini short avec des santiags fermés quand il fait 35 degrés, il faut vraiment être attaché à son style ! Jolies combinaisons, tee-shirts élégamment négligés en guise de robe… Ça danse même !

Nous sommes arrivés suffisamment tôt pour avoir une table confortable. Je me demande si on ne fait pas déjà “vieux cons” dans les yeux de ces jeunes qui ont l’âge que je pensais avoir hier. Nous sommes les seuls à avoir une aussi grande table et à n’être que quatre. Tous les autres font partie de grands groupes qui viennent nous déshabiller timidement des chaises vacantes à notre table.

On discute de tout, de rien, de sport, de vacances, de musique électro. On reprend une bouteille de rosé, puis une autre. On picore. On reboit… La soirée file. On s’embrasse langoureusement deux à deux, couples mélangés. Ça me fait sourire de l’écrire. Un bel apéro, une jolie soirée facile.

On finit par rentrer. On est mercredi et c’est pour moi déjà ma troisième ou quatrième soirée d’affilée, il faudrait que je me repose une nuit…On sort du bar et on se dit au revoir longuement dans la rue, au point de séparation de nos chemins. On s’embrasse à nouveau, chaudement puis on repart avec l’autre partenaire. C’est assez amusant. On se demande si nous avons pu nous faire repérer par d’autres badauds. On s’en fiche. C’est drôle.

On marche bras dessus, bras dessous, amoureux avec E. Il me demande “tu as remarqué quand même que je la doigtais sous la table pendant une bonne partie de la soirée ?”. J’explose de rire. Fort, très fort. E. me dit “chut, ils vont t’entendre”. Je rigole encore. Que c’est bon de rire bordel !

Et puis passée la crise de fou rire, je regarde E. en me disant : tu fais ça toi ? J’ai donc bien encore des choses à apprendre de toi. Même si je sais usuellement prévoir chacune de tes réactions jusqu’aux mouvements de ta fossette au millimètre près, tu peux me surprendre sur ce terrain. Je le bouffe des yeux. C’est bien lui que j’ai envie d’embrasser.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s