Le couple « romantic trip » #1

On fait nos débuts sur Wyylde sans photos de profil. C’est bien suffisant pour faire des rencontres d’hommes seuls sans non plus crouler sous les messages. Et comme E n’a pas encore la disponibilité de temps et d’esprit, je fais mes premières rencontres seule.
Quand E se réveille, nous avons du mal à trouver des profils de couples qui nous intéressent. On est aussi pour le moment frileux à engager la discussion avec des profils trop explicites. Par la suite, on s’habituera à minima aux photos dénudées.
On commence à « envoyer des coups de cœurs » à des couples. On obtient peu de réponses et puis, ce joli couple nous répond. On discute peu mais suffisamment cordialement pour décider de se voir dans un lieu neutre, un joli restaurant du côté de Grands Boulevards.
Baby-sitter réservée. Je sais comment je vais m’habiller. Ma robe noire toute simple et mes sandales roses. Hop, une douche, on enfile ça, un coup de mascara, je galère un peu sur mes cheveux mais je suis prête efficacement ! E, de son côté, veut mettre une chemise. Ca se complique ! Il se retrouve à faire le tri dans son armoire pendant près de 45 minutes et à mettre la moitié de ses chemises dans un gros sac poubelle. Cela fait depuis 4-5 ans qu’il n’a plus besoin de se mettre en costume. Il est devenu difficile et trouve ses chemises mal taillées, le coton pas assez doux, etc…
Il s’agace, fait plusieurs essais et finit par enfiler un jean et une chemise blanche qui lui va parfaitement mais dont le col est abimé.
On fait notre demi-heure de métro et on parle de nos difficultés actuelles de parents. Je me sens lourde et plombée. On arrive au restaurant en premier. Je vais aux toilettes et je ne me sens pas bien. Je respire, je me calme, je prends mon temps. Je reviens à table. E est toujours seul.
Ils arrivent enfin. Joliment apprêtés sans en faire trop. On a visé juste. E aurait pu s’alléger de la veste. Ils sont souriants, la discussion démarre facilement « c’est bien, on se voit rapidement ! Autant faire comme ça quand on peut »… Et progressivement je me « déplombe » jusqu’à être pleinement dans la discussion et cet échange agréable.
L’homme essaie d’orienter la discussion pour qu’on ne finisse pas par oublier l’objet de notre rencontre. De mon côté je suis assez décomplexée et ça m’amuse de parler de mes quelques premières rencontres. Il nous questionne sur notre vision du libertinage, ce que l’on aimerait faire à quatre. On explique que l’on est ouvert, que l’on découvre, sans à priori, sans idée préchauffée.
Eux recherchent une relation suivie, en 2+2 avec des sorties glamour à quatre. Avec E, on ne se questionne pas trop, on imagine comme on peut ce que peut vouloir dire 2+2. Cela nous paraît suffisamment explicite à ce moment-là.
Tous ensemble, on prend le temps d’allonger la soirée. Dessert ? oui. Café ? non mais un petit digestif ? oui !
Le dîner touche néanmoins à sa fin. Notre bouche de métro est juste à côté du restaurant. On se quitte ici en se faisant la bise avec de grands sourires. On se reprogramme ça bientôt ?
Sur le quai du métro, on est content avec E. On fait le bilan. Il nous faudrait un code pour savoir si nous sommes tous les deux d’accord pour prolonger la soirée ou embrasser en couple. Se gratter l’oreille ? Non, je fais déjà trop souvent ça sans m’en rendre compte. Bref… On leur envoie un message ? « on a passé une super soirée…». Ils nous répondent qu’ils sont heureux de recevoir ce message car ils n’étaient pas certains de la confirmation de notre coup de cœur virtuel !

On se revoit la semaine suivante. On veut essayer une terrasse près de chez nous mais la météo ne s’y prête pas. Ils nous proposent alors de venir chez eux en précisant « soirée à la verticale ». Ils n’habitent pas très loin de chez nous. On s’y rend en vélo avec tout de même en tête l’idée que la soirée peut prendre n’importe quelle forme, y compris horizontale.
Il fait finalement beau et on se retrouve sur leur terrasse. Plus intime que celle où nous avions prévu d’aller. C’est agréable. La nuit tombe. Et là, on découvre plusieurs feux d’artifice au loin. Quelle surprise ? Que fête-ton ? On sent tous à ce moment-là que l’ensemble des ingrédients est là pour passer à l’étape supérieure : la nuit tombée, la beauté de la vue, l’heure qui tourne. La tension et l’excitation montent. L’homme est le premier à agir, il m’effleure le bras, me prend par les hanches. Je me retourne, on s’embrasse. J’apprécie ce baiser. Je suis tout de même à la fois curieuse, inquiète et excitée de savoir ce qu’E est en train de faire. J’espère qu’il ne va pas être gêné de passer à l’action. Ils prennent un peu de retard mais se retrouvent tout de même assez rapidement à s’embrasser aussi fougueusement que nous.
Sur cette terrasse, nous entrons dans ce que j’appelle du « air sex ». Tout habillé, on se frotte, on se serre très fort, on s’embrasse. J’adore ça. Toute l’excitation retenue dans un jean. Grrr !
Ca dure un moment. A minuit, nos vélos ne se transformeront pas en citrouilles mais la baby-sitter attendra notre retour.
Alors, on se dit au revoir, à notre nouvelle façon.

Dans l’ascenseur avec E, on rigole. On est content, on est émoustillé, on a la sensation d’être des « foufous » ! j’aime beaucoup qu’il rentre enfin avec moi dans l’action et le jeu, après mes trois rencontres en solo sur les six derniers mois. Je suis heureuse qu’il ait été à l’aise dans cette situation et qu’il en ait tiré autant de plaisir que moi.
L’aventure libertine ensemble commence à petits pas !

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