La chance de la débutante ?

En témoignage, je lui écrirai : « 

Ma première rencontre sur Wyylde. Je ne sais pas si c’est la chance de la débutante, ou s’il y aura plein de belles surprises comme celle-ci.

Tout est sensuel, amusant, torride, facile, excitant. J’en reste troublée et à l’évocation de ces souvenirs, incapable de les conter davantage. Mon esprit vient déjà de se glisser sur sa peau… »

—————————

Dès les premiers échanges, c’est facile et naturel avec lui. Sa photo le montre souriant et simple. Je ne suis pas particulièrement attirée par ce visage mais ce n’est pas un critère. Je cherche juste à m’amuser en échangeant. On parle musique, différence de taille – je fais 9 cm de plus que lui, du look de son ex et quasiment pas de sexe.

En quelques messages on se découvre des goûts et intérêts communs plutôt spécifiques. Il habite à quelques minutes à vélo de chez moi, avec le retour en descente. Il y a des signes qui ne peuvent pas tromper !

Je pars chez lui sereine. Ce matin, en m’habillant, j’ai pensé à cette rencontre. J’ai enfilé mon jean qui montre mes fesses discrètement.

Pour le moment, je suis surtout concentrée sur l’itinéraire et sur l’effort à fournir pour monter la côte à vélo sans arriver trop transpirante. Je souris. Je me demande si je ne ris pas aussi. Ce moment est drôle et excitant. Je me sens fière d’oser me rendre à cette rencontre, quelle qu’en soit l’issue. Je suis contente de ma chance et de mes choix. 

Je saurai rapidement si j’ai envie qu’il me baise. Dès qu’il aura ouvert sa porte. Il ne manque plus que de l’observer en vrai. Tout le reste me plaît déjà de toutes façons.

J’arrive au pied de son immeuble. Je l’appelle pour avoir le code. J’écoute sa voix et je découvre sa manière de parler. Je souris plus fort. Je monte les trois étages confiante.

Je suis essoufflée. La porte s’ouvre, j’aime ce que je découvre. A l’aise, content de me voir, un sourire qui donne envie de voler sa bouche.

On échange quelques vannes, à demi-gênés, à demi-excités et chacun entièrement dans l’observation de l’autre.

On s’installe dans son canapé avec une bière. Ni la discussion, ni les quelques silences ne sont difficiles. Puis il me sert un de ses whiskys. Ca lui plaît que j’aime ça, le whisky. On sent tous les deux qu’au prochain silence, on prendra la bouche de l’autre.

On se prend la bouche. Longuement. On se mordille les lèvres, on se lèche le bout de la langue, on se respire. Mon excitation grimpe. Il faut que je le touche. Les mains glissent sous les tee-shirts puis descendent.

Alors que je pensais qu’on allait se mélanger ici, sur son canapé, il se lève et me tend une main. Décidé, il me guide vers sa chambre. Il s’arrête un quart de seconde pour, d’un geste assuré, embarquer une capote dans son étagère.

Je me retrouve debout, nue, sans m’en être rendue compte. Lui fait s’envoler ses vêtements dans une urgence absolue. L’urgence de me baiser. 

Il m’allonge et me lèche la vulve. Je me laisse faire puis j’ai envie de l’amener à moi, que son corps pèse contre le mien, que sa peau glisse contre la mienne. Je veux qu’il me roule une pelle, que sa barbe de quelques jours frotte contre mon menton jusqu’à m’irriter. Je cherche son regard mais il est plongé dans son moment. Il se noie dans ses gestes et s’abandonne aux miens. 

Je prends son sexe dans ma main. Sa queue est plus douce et moins vigoureuse que celle que je connais. J’écoute ses courts murmures de plaisir et je plonge moi aussi dans son moment. 

Quand il attrape et enfile le préservatif, j’attends allongée sur le dos en prenant le temps de le regarder. J’observe l’application de ses gestes. Tandis que j’apprécie la lenteur du moment, je suis pressée de le découvrir à l’intérieur de moi.

Son excitation est brute et inarrêtable. Il me pénètre, vient et va. Il me relève les jambes très haut, mes fesses se soulèvent. Il est toujours en moi et continue ses mouvements. Encore une fois j’ouvre les yeux pour découvrir les siens fermés. Je ne pense pas que je vais arriver à jouir comme ça mais l’instant m’enveloppe entièrement. Mon corps se fait mordiller, pincer, serrer, retourner avec délicatesse. Quelle que soit la position, c’est lui qui est en mouvement. Ce même mouvement. Je pourrais trouver cela ennuyeux et irritant. Je le trouve sensuel et hypnotisant. La douceur de sa queue contraste avec la fougue de ces va et vients. Il accélère en même temps que le moment s’étend. Son sexe se fait plus dur. Il va jouir sans aucun doute, sans aucune retenue. J’ouvre les yeux. Je sais maintenant que les siens seront fermés, que sous ses paupières loge l’univers dans lequel il est en train de s’abandonner. Ses courts murmures de plaisir deviennent gémissements. Son visage est concentré, comme pour pénétrer sous ses paupières, dans son univers. Enfin il éjacule.

Je lui ai dit “tu es beau quand tu jouis”. Je crois que ça lui a plu.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s